Le titan de Rosemont.
Il y a des rappeurs qu’on écoute et des rappeurs qu’on ressent. Buzzy Bwoy fait partie de la deuxième catégorie. C'est un rappeur averti avec une plume versatile et crue. Les choix de son TOP 5 le démontre.
Le flow, les mélodies, c’est lui qui les avait depuis le début des années 2000. Je me rappelle d'une époque durant laquelle lui puis son équipe étaient les cibles à attaquer pour se faire valoir à Montréal.
Originaire de Rosemont, d’origine haïtienne et québécoise, il débarque sur la scène dès 2003 sous l’étiquette BBT Wreck-Hurdz avec Fume-le, un premier projet qui sent déjà le travail bien fait.
Ce n'était pas une tentative mais plutôt une déclaration. Dès Bienvenue dans mon game en 2004, il s’installe dans le paysage du rap québécois avec la solidité de quelqu’un qui n’est pas là pour essayer, mais pour rester.
Ce qui frappe avec Buzzy c’est la cohérence de ses mots, tantôt légers tantôt très profonds, mais toujours portés par un excellent flow lay back, sans jamais se forcer.
En 2006, il regroupe son frère Time et son cousin Freaky Freak pour fonder les Bluntheadz, un collectif qui va marquer son époque. Jusqu’au cut en 2008 puis Le diable m’appelle en 2010 confirment la maîtrise de son art et démontrent qu’il n’a jamais attendu la permission d’évoluer.
Puis vient le virage. Il passe à la production (d’ailleurs je vous conseille de regarder son entrevue sur Rapolitik où il raconte une anecdote assez drôle sur ce tournant) collabore et construit dans l’ombre comme seuls les vrais savent le faire. C’est là que naît Apérispliff en 2013 avec Wahlee Sparks et Jeune Skeez : l’artiste a toujours quelque chose à dire et surtout, il choisit avec qui il le dit, toujours avec ce flow dans les temps et cette voix bien montréalaise.
2015 marque son grand retour avec Buzzy Bwoy 2.0. Pas un comeback de nostalgie. Un repositionnement après des périodes de hiatus car c’est un père de famille, un homme qui prend de l’âge et de la maturité face à ses erreurs. C’est louable et exemplaire selon moi.
Et depuis, il nous a surpris avec des collaborations aux côtés de Sean Kingston en 2023 et de Jadakiss en 2024, preuve que sa réputation dépasse largement les frontières du 514.
Dans la fumée qui s’élève, BluntHead devient plus qu’un titre : c’est une signature laissée par Buzzy Bwoy dans l’air du 4:20.
Le vrai ne disparaît jamais. Il revient plus fort. Voici son 🔝5️⃣ 👇🏽

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